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Notre voyage, Découverte de la nature

Lorsque nous voyageons, nous cherchons toujours à découvrir le pays. Le plus souvent il est préférable de le faire par nos propres moyens en évitant les sorties de groupe opérées par les Tour Opérateur. L'aventure fait partie du voyage !

Haïti n'est pas un pays touristique, il n'y a pas de routes, on ne peut pas louer de voitures et on ne se sent pas vraiment en sécurité. Il nous est conseillé de sortir avec au minimum un haïtien.

Toute sortie de l'hôtel doit être déclarée, un papier est à signer et à déposer au garde de l'entrée. En revenant, nous reprenons le papier. Ils vérifient ainsi si nous sommes revenus et contrôlent les entrées de l'hôtel.

 

Nous doutons un instant pour organiser nos sorties. Cependant, nous ne sommes pas venus ici pour rester à l'hôtel. 

Nous apprenons qu'il est possible d'organiser des excursions individuelles avec un guide, Monsieur Duchêne.

C'est un haïtien qui connait beaucoup de monde et qui connaît le pays comme sa poche.

 

Nous nous mettons en relation avec lui et organisons notre 1ère sortie : la Faune et la Flore. Nous partons tous les quatre en compagnie de Monsieur Duchêne dans la voiture et notre guide attitré : Jean-Roger. Quelle surprise, c'est le sosie d'Omar Sy !!! Son physique, sa grandeur, son visage, c'est fou !!!!

 

Ah oui ! la voiture est un "tap tap". Rigolo comme nom, non ? Il porte ce nom car les routes n'existent pas ou peu en Haïti, les chemins sont caillouteux, plein de trous et on est positionné derrière comme dans une benne avec des bancs. Nous sommes tous grands, on ne peut pas se tenir assis le buste droit, on est courbé. Qu'est-ce qu'on a rigolé !!! 

 

 

Le courant passe tout de suite avec Jean-Roger. D'ailleurs, on ne sait pas trop comment l'appeler : Jean-Denis, Jean-Omar, Jean-Marc ... Le pauvre, son prénom a du mal à rentrer dans notre tête.

 

Il est passionné, il nous emmène sur les chemins des petits villages. Nous les traversons doucement sans offusquer les habitants. Nous pouvons voir les habitations, leur habitudes et il n'est pas question de s'arrêter apparemment. Dommage. Les paysages sont magnifiques, l'air est humide, les bananiers omniprésents, la montagne est belle.

Nous nous arrêtons au milieu de nulle part et faisons une belle balade à pieds. Jean-Roger va nous présenter la richesse de la terre. Elle DONNE. Chaque chose de la nature a sa spécificité. Chaque plante soigne un mal. Chaque culture nourrit les habitants. On apprend beaucoup. C'est enrichissant et notre guide est tellement passionné.

Pour la première fois, nous découvrons ce qu'est une rizière. Nous ne pensions pas que la culture du riz était présente en Haïti.

Nous avons eu la chance de voir un monsieur récolter son riz. Il coupe ce qui semble être des grandes herbes puis les prend par botte pour les taper au sol. En les tapant, le riz se détache et il peut ainsi le récupérer.

Il fait une chaleur écrasante sous ce ciel gris, l'humidité est omniprésente.

Les haïtiens cultivent aussi les tomates et les aubergines.

Chaque paysan a sa petite parcelle.

Nous continuons notre chemin et Jean-Roger nous présente toutes les plantes qui servent à se soigner.

Ici, pas de médecins, pas d'hôpitaux, pas de médicaments.

Chaque maladie ou chaque mal a son remède dans la nature. La fièvre est soignée par les plantes, les piqûres d'insectes le sont aussi, les maux de tête sont soulagés, les diarrhées également (et j'en passe). C'est fabuleux de s'auto-suffire ainsi.

 

 

 

Pour se nourrir, ils n'ont pas grand chose. Certains ont des cochons chez eux, d'autres des champs de banane pour les vendre au marché et pouvoir ainsi s'acheter à manger. La viande est peu probable ici alors il faut trouver autre chose. Là encore, la nature leur donne ce qu'il faut.

Ici, c'est le pois congo. Il ressemble au petit pois mais il est en fait très nourrissant. Il remplace la viande, il s'agit de protéines. Nous avons eu la chance d'en manger dans des plats typiques, mélangés au riz.

Cette visite passe trop vite. On se sent si bien ici au milieu de la nature, au calme. Nous n'avons pas pris de photos du village car ce n'est pas le bien venu. Les haïtiens ont l'impression que les occidentaux viennent voler leur image, leur vie et montrer leur pauvreté. Il est nécessaire (comme dans de nombreux pays) de leur demander leur autorisation.

 

Jean-Roger est formidable. Il aide beaucoup le peuple et met plein de choses en oeuvre pour aider la population et notamment les enfants. Il est très impliqué dans la vie locale. C'est un mec bien, ça se voit, ça se sent. 

 

En plein milieu des champs, je lui dit "j'aimerai faire de l'humanitaire plus tard et c'est ici que je veux venir. Venir avec toi et être active pour la vie des écoliers". 

Il me répond que je serai la bienvenue et qu'ils ont besoin de maîtresse pour faire la classe.

J'ai un coup de coeur pour ce grand monsieur à la générosité débordante. J'espère le revoir un jour ...

 

Je ne sais pas si bien dire hein :) 




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