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Notre voyage, randonnée à Kay Piat : notre coup de coeur


Départ tôt le matin pour cette randonnée. Nous partons à 10, c'est intime, c'est tout ce que j'aime. Pas de foule au RDV, nous allons profiter. Départ en mini bus et devinez qui est notre guide : Jean-Roger !!! Un réél plaisir, il a tant à nous apprendre. Il déborde de joie de vivre, il a un savoir infini sur l'île, il connait les enfants comme si c'était les siens. Bref, une belle longue matinée nous attend.

 

Le bus prend la route principale sur quelques kms seulement puis s'engouffre dans la montagne. Nous traversons les champs de banane, les jardins de tomates et aubergines, nous sommes secoués et avons hâte de commencer cette randonnée. Le bus nous monte un peu ... et découvrons la population.

 

Il est important de préciser que les écoliers sont en vacances, comme nous. Nous allons grimper jusqu'à l'école communautaire de Vidon puis voir les champs de Cresson à Kay Piat. Les enfants nous attendent à la sortie du bus et sont là pour porter les bouteilles d'eau et les bananes qu'ils nous offriront. Ils ont à coeur de le faire. Nous étions très gênés et avons voulu à plusieurs reprises les porter. Hors de question !!! c'est leur plaisir et il ne faut pas leur ôter.

 

Les premiers pas sont difficiles, les enfants sont partout autour de nous, nous touchent, nous sollicitent, nous sourient. Arghhh je suis prise aux tripes, j'ai les larmes aux yeux par tant de douceur, tant de sourires. Je suis là où je voulais être depuis toute petite : au plein milieu des enfants, à l'étranger, à partager leur quotidien, comprendre leur mode de vie et surtout PARTAGER des tous-petits riens.

 

QUEL BONHEUR !!! et ce n'est que le début !

 

Nous commençons l'ascension, ce n'est pas vraiment facile. L'humidité apporte la difficulté au dénivelé. Les haïtiens n'ont pas tous de chaussures et nous, chaussés sportivement, avons souvent le souffle coupé. Ils sont trop choux : ils nous aident à grimper, nous tiennent la main, nous tirent et même me poussent aux fesses ! quel moment de rigolade. L'insouciance des enfants;

 

On en prend plein les yeux. Ces enfants sont tous là à partager avec nous mais le paysage est à couper le souffle. Nous traversons les bananeraies, les chemins de cailloux, les petits ruisseaux, les montagnes les unes derrière les autres. Et il paraît que nous verrons la mer de là haut. C'est MAGIQUE !!! c'est MAGNIFIQUE !!! qu'il est beau ce moment.

 

Nous rencontrons la population, nous discutons avec eux, ils acceptent de prendre des photos, on croise les ânes chargés de bananes, les femmes qui portent le bois sur leur tête. Le dépaysement est total. J'aimerai être ici pour toujours, sincèrement. Quelque chose de fort m'envahit, cette petite fille au TShirt rose saumon qui ne me quitte pas. Elle s'accroche à moi, contemple mes grains de beauté en se demandant ce que c'est, se plonge dans mes yeux bleus et essaie de me parler même si je ne comprends pas tout. La petite puce voulait mon sac à dos, je ne pouvais pas lui donner car il me servait à prendre mes affaires à l'aéroport : ça m'a déchiré le coeur. Il me semble que c'est à ce moment là que je me suis dit "je vais revenir et je vais t'apporter bien plus qu'un sac à dos".

 

Nous faisons une première pause où ils nous offrent des bananes. Quel goût ! à tomber par terre <3. Il est difficile de manger les bananes devant tous ces enfants qui ne mangent pas à leur faim. C'est plus fort que nous, nous les partageons tous ensemble.

 

Plusieurs pauses s'imposent pour reprendre notre souffle. Plus on monte, plus c'est difficile et plus on souffre de l'humidité. Nous avions prévu un grand sac de bonbons : nous en profitons pour les distribuer. C'est un peu  la cohue, il faut se l'avouer :) Heureusement, Mickaël a de l'autorité et est aidé par Jean-Roger qui leur parle dans leur dialecte. 

 

La prochaine pause se fera à l'école, il y a tant à raconter ici ...

Celle-ci est l'une de mes photos préférées

 

Cette petite fille à gauche m'a bouleversée. Elle était plus petite que les autres et avait des difficultés à monter la montagne. Son oncle (qui a à peine quelques années de plus qu'elle) lui ordonna de retourner chez elle. Elle était triste, trop difficile pour moi, je voulais continuer avec elle. 

Mickaël a décidé de la porter jusqu'à l'école. Elle a accepté et nous avons pu continuer à partager. Son prénom est trop difficile à comprendre et à retenir, quelle poisse !!!

 

 

Nous arrivons à l'école et découvrons leur univers.

Nous faisons connaissance avec le Directeur qui nous explique leur fonctionnement.

A suivre ... hâte de vous raconter :) 

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